La sobriété du travail : un horizon syndical européen face aux crises socio-écologiques et au productivisme vert

“Travailler plus pour gagner plus” martelait l’ancien président français Nicolas Sarkozy. L’augmentation de la production et de la consommation est apparue au XXe siècle comme un moyen de progrès social : produire plus pour réduire la misère et améliorer la satisfaction quantitative des besoins. Le travail humain a été mis au service de ce projet productiviste illimité, sans qu’on puisse fixer quand seraient atteints ces objectifs ni quand on pourrait arrêter d’en faire autant.

Depuis les années 1970 au moins, la prise de conscience des dégâts environnementaux de la production industrielle et la crise écologique en général montrent que “le lien entre plus et mieux est rompu” comme le formule le philosophe André Gorz. Cette croissance de la production s’est faite par l’appropriation, l’exploitation et la destruction des ressources environnementales et sociales – des terres, des sols et des humains. Cette logique illimitée met à présent en péril notre santé, l’habitabilité de nos territoires et les équilibres planétaires.

Face à cette crise écologique, un productivisme vert apparaît : il propose de trouver des solutions techniques pour compenser les dégâts socio-environnementaux ; il veut remplacer les énergies fossiles par une augmentation du travail humain en promettant des emplois verts ; il faudrait que chacun.e travaille plus pour continuer de produire autant. Il applique au contexte écologique actuel son principe fondamental : il vaut mieux travailler plus que de travailler autant voire moins.

Pourtant, pourquoi continuer de produire autant de marchandises qui nourrissent les centres logistiques et commerciaux mondiaux ? On sait que l’on pourrait mieux satisfaire nos besoins avec moins de production agricole – de meilleure qualité et sans intrants chimiques –, moins d’énergie mais plus d’isolation, moins de ressources électroniques mais plus durables – etc. C’est la logique de rentabilité capitaliste qui choisit de dégrader la qualité des biens et des services pour maximiser son taux de profit plutôt que leur utilité, et qui crée de nouvelles marchandises, indépendamment des besoins sociaux. Refuser ce productivisme vert, c’est proposer que la transition ne soit pas seulement une reconversion industrielle décarbonée, mais une transformation profonde de nos modes de vie et de production, vers une réduction de la production et de ses impacts socio-environnementaux négatifs, pour réorienter les efforts vers les besoins essentiels et libérer du temps en dehors de la production. La crise écologique demande à la fois quelle quantité de travail est nécessaire pour une société soutenable et désirable, mais surtout au service de quelles finalités et selon quelles modalités de réalisation ? Comment organiser la production pour satisfaire les besoins essentiels tout en soignant et préservant durablement les ressources et le travail humain, autant malmenés par la production capitaliste?

Les risques au travail dans la crise socio-écologique

Ce productivisme vert oublie que le travail humain est aussi une ressource finie qui ne peut être exploitée indéfiniment. D’ailleurs, il est déjà altéré et endommagé par divers aspects de la crise écologique.

Les conditions de travail sont déjà affectées par la crise socio-écologique, qui transforme et met en péril le vécu corporel et psychique des travailleur.ses : le travail est principalement, sur le plan matériel, l’activité d’un corps et d’un esprit dans un environnement. D’abord, les conditions de travail sont dégradées depuis la révolution industrielle par la pollution de substances nocives (charbon, amiante, pesticides, PFAS, nucléaire). Les syndicats ouvriers se battent depuis longtemps pour faire reconnaître ces risques de santé et interdire ces substances dangereuses : par exemple, dans les années 1970 en France pour dénoncer les risques de l’amiante (Jussieu, Paris) ou dans les années 1990 en Italie pour dénoncer les maladies liées au chlorure de vinyle monomère (utilisé pour le PVC) dans le complexe pétrochimique de Porto Marghera.

Ensuite, la crise écologique met les corps et les esprits à rude épreuve. Les canicules, les pandémies, la raréfaction des ressources, les maladies physiques et mentales, elles-mêmes accrues par des facteurs environnementaux, affectent et dégradent déjà la vie des travailleurs dans leur chair – et donc leurs conditions de travail, leur productivité et leur faculté à se reposer. On sait que le réchauffement climatique génère un risque supplémentaire pour la santé, par le stress thermique : l’augmentation des températures produit un stress pour le corps au travail et au repos, engendrant des difficultés à travailler et une baisse de la vigilance – ce qui accroît le risque d’accidents du travail -, mais aussi des difficultés à se reposer, créant un cercle vicieux d’affaiblissement de la force de travail. En période de canicule, on souffre au travail et on ne parvient pas à se reposer parce que les nuits sont aussi éprouvantes pour le corps et l’esprit. De plus, la crise écologique affecte le travail en reproduisant les inégalités socio-économiques préexistantes puisque les travailleur.ses les plus vulnérables ont les postes les plus physiques et viennent des classes populaires[1].

De façon générale, la crise écologique augmente les risques pour la santé de tou.tes, mais les inégalités sociales d’accès aux soins rendent les classes populaires plus vulnérables. Les recherches en santé environnementale montrent les liens directs entre la dégradation de l’environnement et la santé humaine et écosystémique, notamment la pollution de l’air, de l’eau et de l’alimentation ainsi que le changement climatique et les catastrophes naturelles. La crise écologique augmente les risques et le nombre de maladies respiratoires, cardiovasculaires, de développement cognitif et neurodégénératives, mais aussi de santé mentale[2].

Dès lors, il est vain d’espérer pouvoir augmenter les pressions sur le travail humain, en proposant d’augmenter la durée du travail (à l’échelle d’une semaine ou d’une vie en augmentant l’âge de départ à la retraite) ou la charge de travail : le travail est déjà fragilisé par son intensification, l’augmentation des risques psychosociaux (burn-out) et des accidents du travail qui se multiplient pour toutes les catégories professionnelles.

La sobriété du travail : politiser la réduction de la production

Dès lors, comment organiser un travail “robuste” capable de résister aux crises, de se reposer pour durer et non plus seulement d’être performant à court terme[3] ? Je propose de défendre la sobriété du travail. La sobriété est souvent invoquée dans les politiques publiques sous une forme punitive : diminution de la consommation de ressources, d’énergie, d’usage ou de mobilité imposées aux ménages ou aux entreprises. Il faudrait économiser des ressources pour tenter de produire toujours la même production capitaliste.

Or, la crise écologique invite à déplacer le regard : puisqu’il s’agit d’une crise de surproduction – on exploite trop de ressources minières, énergétiques, chimiques, on produit trop de biens, sans assurer leur durabilité ni compenser leurs effets négatifs – ce ne sont pas seulement les consommations individuelles qu’il faut réduire, mais la masse de production consacrée à des activités nocives et superflues. Dès lors, la sobriété du travail consiste à économiser du travail humain pour produire moins, mais mieux. Le travail est une activité matérielle qui consomme des ressources – au moins l’énergie humaine du sujet en activité.

Contrairement aux autres formes de sobriété de consommation, la sobriété du travail n’est pas privative ni punitive, mais elle améliore la qualité de vie : en économisant des efforts humains, elle protège la santé et libère du temps en dehors de l’effort productif. Elle suppose de rompre avec l’idéologie néolibérale qui valorise l’intensité au travail, y voit un effort pour obtenir des récompenses méritées, sans interroger ce qui est produit ni à quel prix humain et écologique.

Pour choisir comment réduire la production, il faut hiérarchiser les besoins collectifs pour savoir lesquels prioriser : isoler les logements plutôt que bâtir des zones d’activités commerciales, développer les transports publics plutôt que multiplier les SUV, soutenir l’agriculture vivrière biologique plutôt que les filières agro-industrielles d’exportation, favoriser la durabilité et la réparation des outils plutôt que de produire des marchandises vite jetées. Dans cette perspective, le travail est considéré comme une activité qui consomme des ressources collectives – environnementales comme sociales – ce qui n’est légitime que si elle sert des besoins collectifs. Interroger le travail par rapport aux besoins, c’est interroger son contenu : n’est plus légitime toute activité qui trouve une part de marché, mais toute activité qui satisfait un besoin collectif en minimisant ses impacts environnementaux négatifs et en maximisant ses effets positifs. Cela implique de supprimer certains secteurs de production qui seraient jugés, de façon collective et démocratique, socialement néfastes, inutiles ou non prioritaires parce qu’ils consomment des ressources et du travail humain sans répondre à des besoins sociaux essentiels. C’est le cas de l’offre destinée à une élite, pour les biens et les services de luxe, mais aussi de la publicité qui nourrit la consommation et les inégalités sociales. Cela implique aussi de rediriger certaines compétences professionnelles vers d’autres secteurs plus utiles, selon les besoins de la transition écologique : ainsi, les ouvriers de GKN en Italie proposent de transformer leur production actuelle au service du secteur automobile vers la production de vélos-cargos ; de même que les ouvriers de l’aéronautique dans le Sud-Ouest[4].

Les tâches socialement utiles se déclinent en deux catégories : d’une part, les activités de soin et de reproduction de la vie, qui doivent être répétées de façon infinie pour reproduire la société : alimentation, éducation, soin domestique, environnement et social. D’autre part, les activités ponctuelles de production au service de la transition écologique qui, une fois réalisées, seront acquises, sans avoir besoin d’être reproduites, comme l’isolation d’une maison ou la construction d’un outil, qui peuvent appeler de l’entretien mais non une autre production de zéro. Les premières doivent être équitablement réparties entre tou.tes et les secondes n’appellent qu’un surcroît temporaire d’effort, qui peut être compensé en arrêtant d’autres activités socialement inutiles ou néfastes. Si certaines tâches nécessitent plus de travail domestique (cuisiner, entretenir et réparer plutôt que jeter), cela suppose une réduction du temps d’emploi pour libérer du temps. Ce peut être un projet pour le syndicalisme, que proposait Gorz dans les années 1980 notamment dans Métamorphoses du travail : réduire le temps d’emploi de tou.tes pour redistribuer le temps de vie, pour réduire aussi les inégalités de genre dans le travail domestique. Actuellement, les femmes font ce choix individuel de réduction de leur temps de travail et en paient les conséquences en termes d’inégalités de la charge mentale domestique et d’inégalités économiques de revenus et de protection sociale.

Ensuite, cette sobriété au travail se joue dans les conditions de travail : réduire la quantité de travail – son intensité – et le temps de travail permet de libérer du temps pour le repos, le soin et la vie collective, en améliorant la qualité de vie tout en réduisant l’empreinte écologique du quotidien. Contrairement aux préjugés des élites qui imaginent que l’augmentation du temps libre chez les classes populaires mènerait à une hausse de la consommation marchande (fastfood et centres commerciaux), plusieurs enquêtes montrent que réduire le temps de travail permet de réduire son empreinte écologique, en raison des trajets évités et des consommations d’énergie ou d’alimentation dans les bureaux[5].

Cette sobriété du travail, qui permet de désintensifier le travail en réduisant la charge, est le seul moyen de soigner nos “ressources humaines” pour leur permettre de durer plutôt que de les abîmer définitivement. C’est un projet écologique et social de prendre soin du travail humain, comme ressource finie et fragile, à préserver plutôt qu’à exploiter, pressuriser et jeter. En redistribuant du temps libre à tout le monde et en désintensifiant la charge de travail, cette sobriété du travail peut être l’occasion d’améliorer les conditions de vie des classes populaires qui souffrent le plus au travail et du travail actuellement. Cette perspective écologique du travail rejoint des revendications syndicales anciennes : le droit à la santé, à un rythme soutenable et à une juste répartition des efforts entre tous.

En plus de l’amélioration des conditions de travail – réduction et désintensification – il s’agit aussi de décorréler la protection sociale de l’emploi, pour créer une protection inconditionnelle – par un revenu garanti et des services publics robustes – pour sécuriser toutes les expériences de vie, d’autant plus fragilisées par la dégradation des conditions environnementales de santé.

Un projet syndical émancipateur

Cette discussion collective sur les finalités du travail et de la production et leur éventuelle reconversion écologique est peu présente dans les sphères économiques et politiques dirigeantes qui préfèrent le “business as usual”. Les seuls acteurs de direction à en parler sont les professionnels des stratégies RSE et des politiques environnementales publiques – nationales comme locales. Quand celles-ci débouchent sur des transformations concrètes, elles sont élaborées et appliquées sans concertation des salariés. Ceux-ci sont souvent méprisés car présupposé.es indifférent.es à ces sujets, qu’il faudrait seulement “former” par des ateliers basiques – combien d’organisations ont fait réaliser une Fresque du Climat ? Cette injonction à la formation dépolitise les transformations de la production, sans laisser d’espace aux travailleur.ses pour en discuter. Pourtant, la transition écologique pourrait être l’occasion de démocratiser le travail en laissant de l’autonomie et du pouvoir d’initiative aux salariés pour atténuer l’impact environnemental de leur activité, adapter leurs missions et se préparer collectivement aux crises à venir dans leur secteur. On peut faire l’hypothèse que l’écologisation du travail construite par les travailleurs est plus efficace et plus robuste que les directives conçues et imposées par le haut. C’est d’autant plus décisif que le contexte écologique appelle des transformations à la fois rapides, transversales et structurelles, qui doivent aussi s’opérationnaliser concrètement dans les pratiques professionnelles ordinaires de chacun.

C’est pourquoi les syndicats doivent se saisir du contexte et de l’enjeu des transformations écologiques du travail pour discuter des besoins sociaux, des finalités de la production, des stratégies et des bonnes allocations des ressources collectives et proposer des alternatives aux stratégies capitalistes.

En France est né le premier “écosyndicat” Printemps écologique pour mettre les enjeux écologiques au cœur de l’agenda revendicatif syndical. À sa suite, la CGT a mis en place, avec le collectif Pour un réveil écologique, le “Radar environnement” pour inciter les travailleurs à enquêter sur les transformations écologiques possibles dans leur poste, mais cet outil est encore peu déployé et perçu par certains syndicats comme un éloignement du terrain syndical et des luttes. La CFDT parle aussi du rôle syndical dans la transition écologique. Mais l’écologie est souvent reléguée à un discours général ou à des prises de position nationales, sans traduction systématique dans les négociations locales ou les instances de dialogue social. La littérature sur les transitions industrielles et environnementales a montré que les organisations syndicales tendent à adopter une posture prudente, voire défensive, face à des transformations susceptibles de déstabiliser les collectifs de travail ou de produire des restructurations[6].

Les syndicats devraient intégrer les revendications écologiques pour intégrer dans leur base militante les nouvelles générations qui peuvent porter ces sujets, mais aussi pour formuler une alternative et un contre-discours aux directions qui, sinon, ont le monopole des stratégies de transformation écologique des organisations. Cette participation syndicale à l’élaboration de l’écologisation du travail est d’autant plus cruciale que l’écologisation n’est pas consensuelle dans ses fins ni ses moyens mais brasse des projets de société très différents, alors même que sa présentation rapide peut être dépolitisée en quelques arbitrages techniques ou économiques – changer les cadeaux des salariés par le CSE plutôt que toucher à la stratégie de l’entreprise.

Pour mobiliser les collectifs de travailleur.ses sur ces enjeux socio-écologiques, le syndicalisme peut s’inspirer des syndicalistes italiens des années 1960 qui faisaient de l’enquête ouvrière : il s’agit d’interroger, à la base, des travailleur.ses pour analyser leurs conditions de travail et faire remonter des revendications communes à partir du terrain. Ainsi, le temps d’information syndicale – droit d’une heure mensuelle en France – peut être l’occasion d’interroger le contenu du travail, les finalités de la production, sa transformation socio-écologique, le pouvoir que les travailleur.ses ont dans ce projet, pour proposer des alternatives aux stratégies des directions. Il peut mener des enquêtes sur les transformations socio-écologiques en cours du travail pour montrer les préoccupations et les idées des travailleur.se.s, témoignages qui existent peu dans le débat public, plutôt monopolisé par les discours de greenwashing des directions et des services de “responsabilité sociale des entreprises”, qui sont parfois assignés à des enjeux marginaux ou rendus impuissants par ces directions[7].

C’est donc un projet syndical de lutte contre les stratégies patronales qui n’intègrent pas les expériences des travailleur.ses et méprisent les connaissances du terrain, dévalorisées au nom d’une “formation” et d’une “requalification” des métiers qui se font sans les personnes concernées. Pour opérer cette transformation de la production, il faut mobiliser les travailleur.ses et toutes les parties concernées par la production (consommateur.ices, fournisseurs, habitant.es, à la manière des parties prenantes d’une coopérative SCIC plutôt que d’une coopérative de production SCOP). Le syndicalisme peut jouer un rôle d’éveilleur de conscience et de partage des transformations écologiques en cours du travail, en réunissant des travailleurs de même secteur d’activité et en favorisant les rencontres entre secteurs.

Pour documenter ces métamorphoses écologiques du travail, les leviers et les obstacles que rencontrent les travailleurs, les démarches mises en place pour économiser leurs efforts et les ressources, j’ai lancé une enquête pour recueillir des témoignages issus de secteurs variés, que vous pouvez compléter[8]. J’encourage tous les acteurs de terrain à enquêter pour raconter ce qui se passe sur la réalité du terrain, en deçà des plans stratégiques et des grands discours.

La sobriété du travail n’est donc pas une récession imposée, mais un choix politique d’émancipation, pour produire moins pour vivre mieux, réduire la contrainte salariale pour libérer du temps de vie et recentrer les efforts sur les besoins essentiels. Non pas travailler plus pour sauver abstraitement “la planète”, mais travailler moins et autrement pour la rendre habitable ; non pas sauver l’emploi pour l’emploi, mais construire une société du travail désintensifié, partagé, écologiste et juste socialement. Ce choix suppose un rapport de force. Car s’opposer au projet capitaliste de croissance infinie, c’est affronter ses institutions, ses hiérarchies et ses valeurs. Le syndicalisme pourrait articuler écologie, émancipation collective et démocratie au travail, en proposant une version de cette transformation sociale juste et désirable. Porté par les bases et les directions syndicales, ce projet pourrait montrer l’intérêt de ces transformations socio-écologiques pour les classes populaires en les liant à l’amélioration concrète de leur vie quotidienne, par une réduction de la charge, de l’intensité et du temps du travail, par l’amélioration de la santé et par l’augmentation du temps choisi.

Photo d’en-tête de Mario La Pergola sur Unsplash


1. Voir le rapport de France Stratégie, “Le travail à l’épreuve du réchauffement climatique”, 2023 : https://www.strategie-plan.gouv.fr/publications/travail-lepreuve-changement-climatique

2. Voir le rapport de 2018 “Le changement climatique et la santé : les défis pour la France” du Haut Conseil pour la Santé Publique et les recherches de l’INSERM.

3. Voir Olivier Hamant, La Troisième voie du vivant, Odile Jacob, 2022.

4. Voir les articles de Reporterre https://reporterre.net/Moins-vite-moins-haut-moins-loin-le-secteur-de-l-aviation-doit-atterrir

5. Voir Claire Lecoeuvre, “Travailler moins pour polluer moins”, Le Monde Diplomatique, 2021.

6. Nora Räthzel et David Uzzell, Trade Unions in the Green Economy: Working for the Environment, Routledge, 2013.

7. Voir Baptiste, “Des volontaires pour l’enquête ouvrière”, Strike : https://www.strike.party/articles/des-volontaires-pour-l-enqu%C3%AAte-ouvri%C3%A8re

8. https://forms.gle/KS4DowC2TiPuyetg8